Marie-Anne MOUTON Marie-Anne MOUTON

PETIT MONDE DE LA FORET


Installations : Marie-Anne Mouton
Prises de vues: Geneviève Boutry

Preface et textes : Pierre Rabhi

Editions : Les Petites Vagues (2008)

Une rencontre, un même regard, deux artistes émerveillées voyageant au coeur de la nature. les images révèlent les univers magiques de la forêt. Elles représentent tantôt la nature brute saisie dans la fugacité de l’instant, tantôt transformée par leurs interventions avec les éléments du lieu. Marie-Anne MOUTON et Geneviève BOUTRY nous montrent la nature telle qu’elle est, telle que chacun peut l’observer et nous donnent à voir ce qui souvent échappe à nos yeux : le monde sous les racines, sous les écorces et aux creux des arbres.

Pierre RabhiExtrait de la préface
de Pierre Rabhi :
Arbre de silence au coeur de l’aurore naissante, mémoire millénaire de la roche incandescente.
Bien avant que les éléments, dans leurs querelles et leurs connivences, leurs colères et leurs réconciliations, créent la mesure avec la démesure, la cadence avec l’effervescence première, et l’ordre avec le chaos initial.
En ce temps-là, des quatre éléments, seule la terre manquait. Cette absence était pareille à un songe suspendu. Sachant que la complétude et l’avenir sans elle n’auraient pas lieu, les autres éléments décidèrent s’unir leurs pouvoirs d'alchimie pour la faire advenir.
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L'ARBRE, OEIL DE LA FORET


Installations et textes : Marie-Anne Mouton
Prises de vues: Geneviève Boutry
Preface : Tomi Ungerer

Editions : Hirlé (2001)

Entrer dans la forêt...
C'est comme passer à travers une toile vivante. Les yeux se mettent en connivence avec ses innombrables éléments qu'offre la nature, les esprits qui l'habitent et la condition unique qu'est l'instant. Les couleurs se créent, les lumières s'attardent et du fond des légendes, la forêt achemine le tableau vers sa forme. De cette inspiration directe, nos réalisons quelques modifications éphémères, parfois en grattant le bois, en rajoutant un peu de mousse, ou en enlevant quelques brindilles. Nous entrons alors dans un jeu de lignes, une écriture de terre s'ouvrant sur une ogive ou un cercle magique. Et souvent l'oeuvre est là, sans qu'on la touche. D'une boursouflure d'écorce surgissent des gargouilles, d'un fugace rayon de soleil apparaît un oeil et la porte d'un petit temple s'ouvre au pied de l'arbre. D'une blessure se crée une peinture en sève parfumée, des bâtons de mousses s'élèvent en sculptures et de ces forêts profondes, l'art reprend son souffle.
Marie-Anne Mouton